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Des détracteurs de la thèse "Acheter français", libéraux dogmatiques, ou français peu soucieux de faire le moindre effort en faveur de la collectivité, invoquent, comme argument majeur, le fait que l'on ne sait pas ce que signifie "acheter français" 

Certes, le sujet n'est pas d'une extrême simplicité, mais chacun peut comprendre que l'achat d' une automobile Peugeot est préférable, pour notre économie, à celui d'une Mercedes ou Audi.  

Entrons, néanmoins, dans le détail des questions qui peuvent se poser. 

   Un débat classique est celui de la comparaison entre un produit A de marque étrangère fabriqué en France et un autre B de marque française fabriqué à l'étranger.

     Le produit A crée de l'emploi et des recettes fiscales et sociales en France, davantage que le produit B qui peut cependant faire travailler en France les concepteurs et les services de Direction Générale. Par contre le produit A subit une précarité supérieure, comme le montrent les nombreuses fermetures de site opérés par des marques étrangères. Le produit B contribue à la prospérité de sa marque et donc à celle de l'économie française .

    Il est donc légitime d'hésiter entre ces deux cas. 

   Pour les cas plus simples, il est clair que la préférence doit aller au produit de marque française fabriqué en France, et qu'il faut éviter d'acheter des produits de marque étrangère fabriqués à l'étranger. 

    Le contenu du produit pose aussi problème. Bien entendu des produits dits français peuvent comporter une part importante de composants importés. A l'heure de la mondialisation, cette réalité est incontournable, et elle permet en général au producteur d'offrir le meilleur rapport qualité/prix.

 Il est possible, également, de s'interroger sur la situation capitalistique de l'entreprise.  Cet élément ne  me semble pas déterminant. Une marque française, appartenant à un groupe étranger, et produisant en France apportera à l'économie française une contribution peu inférieure à une entreprise appartenant à un groupe français et présentant, par ailleurs, les mêmes caractéristiques. De même, un groupe français peut être détenu par des capitaux d'origine majoritairement étrangère, et de même ce critère ne semble  pas déterminant .

    Dans la pratique,une manière simple de déterminer l'origine d'un produit est de se référer à son code-barre ( classification EAN) : les produits français commencent par 300 à 379 . 

   Enfin, il est malheureusement impossible, dans de nombreux domaines, matières premières ( carburants), produits agricoles ( produits exotiques) ou produits industriels ( à forte intensité de main d'œuvre ), de trouver des produits français. 

   Il est possible de rechercher des gammes de produits élaborés en France sur des sites spécifiques auxquels on accède par la requête "Acheter Français" sur des moteurs de recherche. 

    En conclusion, s'il est vrai que la situation n'est pas binaire, et que l'on ne peut espérer acheter toujours 100% français, tout citoyen qui adhére à l'objectif peut, par simple bon sens, orienter  ses achats dans un sens favorable à l'Economie Française.