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Ingénieur en retraite, je ne suis pas engagé en politique partisane.
Ma motivation résulte de ma consternation de voir l'économie française se détériorer depuis des décennies ( le milieu des années 70 ou le premier choc pétrolier)
Les causes en sont multiples :
  1. politiques économiques trop laxistes, basées sur la consommation, alors que la consommation génère de plus en plus d'importations et de moins en moins de productions nationales
  2. relations sociales archaïques, fondées encore, pour certains partis ou syndicats, sur la lutte des classes, entretenant la méfiance réciproque et rendant impossible toute avancée gagnant /gagnant. La cupidité de quelques grands patrons ne peut que contribuer à entretenir ce climat.
  3.  réglementation du travail et durée du travail rendant la main d'œuvre onéreuse à l'excès.
  4. protections sociales ( maladie, vieillesse, chômage) souhaitables socialement mais pénalisantes économiquement
  5. résultant des points précédents, marges des entreprises insuffisantes pour permettre la recherche et l'innovation : les produits français deviennent donc non seulement chers, mais peu performants et innovants : la perte de compétitivité devient aujourd'hui très rapide.
 
Toutes ces problématiques sont évidemment très commentées et font l'objet de nombreuses démarches visant à y apporter des solutions. Je n'ai rien à ajouter à cet édifice.
Il existe cependant, à mon avis, un autre levier d'amélioration de l'économie française : l'appel au civisme des consommateurs pour les inciter à acheter français lorsque c'est possible.
Curieusement, cette approche a fait l'objet de quelques tentatives, mais peu convaincantes, presque honteuses. Non moins curieusement, cette approche est vilipendée presque de toutes parts, notamment par les économistes. Les écrits que j'ai lus, en provenance des opposants à cette thématique, m'ont paru dogmatiques et peu étayés.
Au sujet du problème de savoir ce qui est français, je les renvoie à la page "qu'est-ce qui est français ?"
Quand à l'objection classique selon laquelle c'est européen qu'il faut penser, elle me semble clairement réfutée dans la page d'accueil. A noter qu'il n'y a rien là d'anti-européen.
Enfin, une réfutation classique des économistes libéraux repose sur la notion de "destruction créatrice", à laquelle il ne faudrait surtout pas s'opposer:
-La disparition de certaines fabrications permettrait de libérer de la main d'œuvre pour d'autres fabrications pour lesquelles la France serait mieux placée. Or la main d'œuvre ne fait pas défaut et les personnes licenciées restent le plus souvent sans emploi. Il faut cependant donner raison à cette théorie lorsque les tentatives de sauvetage de secteurs en péril coûtent trop cher à la collectivité.
- Dans cette théorie, il n'est pas tenu compte de la prise en charge des chômeurs par la société : or cette prise en charge alourdit encore le coût du travail ce qui alimente la destruction d'emplois. La destruction créatrice devient donc, dans le contexte annuel, un cercle vicieux dont le patriotisme économique aiderait à sortir
Toujours selon ces économistes, les entreprises françaises qui seraient soutenues par ce patriotisme économique renonceraient alors à faire des efforts de productivité. Qui peut penser que l'avantage pour les produits français serait tel, dans l'environnement concurrentiel actuel, qu'il exonérerait les entreprises en bénéficiant de faire les efforts de compétitivité nécessaires ?
 
 
 
En réalité, une seule objection me semble pertinente, mais elle est de taille : est-il possible, par une campagne appropriée, de conduire une part supplémentaire significative des consommateurs français à faire preuve de solidarité, en infléchissant leurs préférences d'achat en faveur de productions françaises ? Penser que c'est impossible, c'est avoir une vision pessimiste du citoyen.
Je m'y refuse, avant de l'avoir constaté de façon irréfutable !
Dans la panoplie de mesures à prendre pour améliorer la situation économique du pays, la promotion de l'achat français me paraît donc insuffisamment exploitée.
C'est pourquoi je présente ce site, en espérant, peut-être de façon présomptueuse, qu’il apportera une contribution modeste à l'amélioration de l'économie française.
J'insiste sur le fait que je ne pense nullement qu'il s'agisse d'une panacée. Ce levier ne vient qu'en appui de ceux cités précédemment. On peut l'assimiler à une amélioration modérée, par une autre voie, de la compétitivité des entreprises françaises sur leur territoire.
L'incitation à acheter français n'est pas non plus une position de repli sur soi, et n'a rien à voir avec le protectionnisme, qui est l'affaire de l'Etat. Elle n'est pas incompatible avec la conviction que les entreprises doivent être performantes, innovantes, agressives commercialement et le plus souvent possible tournées vers l'exportation.
Les frontières doivent être ouvertes ( même si la politique européenne à cet égard semble critiquable), mais les consommateurs, tout en ayant le choix entre des produits d'origines diverses, peuvent, par leur civisme et leur solidarité, en achetant français, contribuer à la prospérité du pays.
IL NE RESTE PLUS QU'A LES CONVAINCRE. C'EST L'OBJET DE CE SITE ET C'EST AUSSI UNE DIFFICULTE MAJEURE A LAQUELLE TOUTES LES BONNES VOLONTES DEVRAIENT S'ATTELER.
 
UNE MOTIVATION ESSENTIELLE A LA CREATION DE CE SITE RESIDE DANS LE FAIT QUE L'ACTION D'ACHETER FRANCAIS EST LA SEULE PAR LAQUELLE CHAQUE CITOYEN PEUT AGIR INDIVIDUELLEMENT SUR LA SITUATION ECONOMIQUE DE LA FRANCE  ET DONC SUR L'EMPLOI EN FRANCE.