visites

Cette page n'est qu'une ébauche et devrait être précisée et complétée.
 
 

Il est possible d'apprécier les enjeux par des exemples :  
 

 EXEMPLE 1 : Achat d'une automobile fabriquée en France :
Cet achat fournira :
-plusieurs mois de travail à un ouvrier ( en faisant l'hypothèse simplificatrice qu'un seul ouvrier concourt à sa fabrication)
-mais aussi, ce qui est généralement passé sous silence, une contribution importante, de l'ordre de 5000 à 10000 € répartie sur le budget de l'état et les budgets sociaux, relatifs à la maladie, la retraite et le chômage.
A contrario, l'achat d'une automobile produite à l'étranger privera la France de ces apports.

 

Un acheteur ayant le choix entre une automobile française et une étrangère, et disposé à acheter la seconde ( pour des raisons, le plus souvent non essentielles, pour ne pas dire futiles) fera perdre à la collectivité une somme de 5000 à 10000 € qu'il faudra payer sous forme d'impôts ou cotisations. S'il devait lui-même s'acquitter de cette somme, sans hésiter, il achèterait l'automobile française devenue ainsi extrêmement compétitive. Mais c'est la collectivité qui devra payer, ce qui ne l'incite pas à l'achat français, de son seul point de vue.
Malheureusement, il devra aussi s'acquitter, par ailleurs et sans en avoir bien conscience, de sa quote part des paiements occasionnés par les achats étrangers des autres citoyens. Son seul espoir que ces paiements soient limités est que les achats à l'étranger soient le moins nombreux possibles.

  

Est-il ainsi raisonnable de rechercher un avantage, souvent limité, dans l'achat d'un produit étranger et de compter sur les  autres citoyens pour assurer la prospérité, et  assurer l'équilibre des  divers comptes nationaux  en achetant  français ?   Voilà la question fondamentale de solidarité soulevée par ce site !

 

S'il était possible de convaincre la moitié des acheteurs de voitures étrangères, d'acheter des voitures de marque française, l'impact sur l'emploi pourrait approcher 100 000 personnes, dans l'ensemble de l'industrie et pas seulement dans l'industrie automobile. Ce chiffre tient compte du fait que les voitures supplémentaires achetées à des marques françaises seraient, pour environ moitié, fabriquées hors de France.

 

 
EXEMPLE 2 : si les importations étaient réduites au niveau des exportations, au bénéfice de la production française, ce seraient 100 Milliards d'Euros qui seraient injectés dans l'économie, donc une croissance supérieure à 5 %. Inutile de dire qu'un tel résultat règlerait à peu près en totalité les problèmes de l'emploi et des déséquilibres des comptes. Bien entendu, ce résultat ne peut être envisagé dans l'immédiat, car une partie importante des importations relève des besoins des entreprises qui ne peuvent être facilement substitués par des productions nationales, mais il éclaire sur les dommages créés à l'économie par un volume excessif d'importations. Il ne faut pas en déduire que la réduction des importations est le seul objectif à poursuivre : l'augmentation des exportations est encore plus vitale, mais elle ne relève pas de la démarche présentée ici.