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QUESTIONS-REPONSES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1°) Question :            D’accord pour acheter des produits français, s’ils sont meilleurs et moins chers. C’est aux entreprises d’agir.

 

 

 

 

 

Réponse : Bien entendu, il est normal de faire des comparaisons, mais si chacun achète des produits étrangers, pour un avantage de prix négligeable, nous irons toujours vers plus de chômeurs, moins de revenus, et bientôt nous ne pourrons plus non plus payer les produits étrangers.             Il faut savoir que le Japon et l’Allemagne ont bâti leur prospérité sur le protectionnisme, encore évident au Japon, moins en Allemagne. Pourtant, il faut savoir qu’en Allemagne, le réflexe nationaliste est très fort dans les entreprises, qui achètent allemand jusqu’à 15% plus cher, et chez les particuliers qui manifestent leur étonnement, voire leur désapprobation à l’acheteur d’une voiture étrangère.

 

 

            Nous sommes en guerre économique. Cette guerre risque d’être aussi dévastatrice qu’une guerre militaire, si nous n’y prenons pas garde. La perdre conduirait à la paupérisation et à une forte dépendance économique, pour ne pas dire un asservissement. Les Français se passionnent et vibrent pour les couleurs nationales dans les compétitions sportives. La compétition économique est d’une toute autre importance. Alors soyons les supporters et les acteurs de l’équipe de France de l’économie.

 

 

            Nous en sommes déjà les acteurs dans l’appareil de production. Soyons en aussi les acteurs comme consommateurs, car, lorsque nous optons pour des produits étrangers, nous marquons contre notre camp.  

 

 

        La prospérité de l'économie française repose sur trois pieds, la performance des entreprises, la qualité de la politique économique, et le civisme des consommateurs que nous sommes.

 

 
 

 

 

 

2°) Question :            Ce que j’achète est négligeable dans l’économie nationale, alors pourquoi m’imposerais-je des contraintes ?

 

 

 

 

 

Réponse : Oui, et c’est tout le problème. Si chacun raisonne ainsi, tout le monde coule. Si une majorité de Français porte attention à ce problème, cela assurera une certaine prospérité à tous, et donc à soi-même.

 

 

            Il s’agit tout simplement d’un problème de civisme. Chacun pour soi, ou bien chacun considère l’intérêt de la collectivité.

 

 
 

 

 

 

3°) Question :            Pourquoi demander aux citoyens d’agir alors que les pouvoirs publics ne le font pas ?

 

 

 

 

 

Réponse : Les pouvoirs publics ne le peuvent pas : toute mesure protectionniste serait condamnée par Bruxelles ou l'O.M.C.             Il faut accepter les règles du libre échange, qui sont nécessaires à l’essor économique mondial ; mais on peut admettre cette règle du jeu, et s’imposer à soi-même la règle du choix prioritaire de nos produits.

 

 
 

 

 

 

4°) Question :            Ne faut-il pas d'abord inciter les entreprises à davantage « produire français », en évitant d’incorporer un contenu étranger aux productions nationales, en évitant aussi les délocalisations ?

 

 

 

 

 

Réponse : On peut attirer l’attention des responsables d’entreprise, mais il faut avoir conscience de la complexité du problème, et éviter les raisonnements sommaires.

 

 

            Si Renault n’avait des usines qu’en France, il vendrait beaucoup moins à l’étranger, et ne pourrait conserver une taille lui permettant de survivre. Si Renault, pour éviter tout achat étranger, ne proposait pas des dispositifs produits à l’étranger, il perdrait des ventes, et ce sont donc des voitures étrangères complètes qui seraient achetées.

 

 

            Pour être efficaces et fournir de l’emploi, les entreprises doivent être prospères, et ne pas s’imposer de contraintes faisant obstacle à la prospérité. Néanmoins, et sous cette réserve, elles doivent avoir le souci de l’intérêt national. C’est le message que nous devons leur transmettre.

 

 
 

 

 

 

5°) Question :            Si l’on appelle à « acheter français », les autres pays risquent d’en faire autant, et on n’aura rien gagné.

 

 

 

 

 

Réponse : C’est déjà ce qui se produit (aux Etats-Unis), ou ce qui s’est produit (en Grande Bretagne). Dans d’autres pays, pas besoin de campagne tellement le réflexe nationaliste est fort (Japon, Allemagne) ; donc nous ne risquons rien. Et puis, une telle action s’inscrit dans la compétition économique. 

 

 
 

 

 

 

6°) Question :            Poussé à l’absurde, votre slogan empêcherait d’acheter du cacao, du café, des oranges, du pétrole, des minerais, et ruinerait les pays en développement.

 

 

 

 

 

Réponse : Il n'est pas question de pousser cette logique à l’absurde. Il ne s’agit pas de s’interdire d’acheter des produits étrangers, mais de mesurer les conséquences de nos achats, et de préférer les produits français lorsqu’ils sont à peu près compétitifs. A chacun de juger, mais il faut avoir compris l’enjeu.

 

 
 

 

 

 

7°) Question :             Ne serait-il pas aujourd’hui plus judicieux d’appeler à « Acheter européen » ?

 

 

 

 

 

Réponse : Certes les solidarités européennes existent, mais « Acheter français » c’est aussi « Acheter européen ». Aujourd’hui, l’entité économique c’est la France et non l’Europe. C’est la France qui rémunère ses chômeurs ; c’est au niveau de la France que sont établis les impôts et les comptes de la Sécurité Sociale. Les autres pays européens sont pour l’instant, en premier lieu, des concurrents.

 

 

            D’ici une ou deux décennies, si l’intégration européenne a beaucoup progressé, peut-être alors conviendra-t-il de veiller à « Acheter européen ». C’est aujourd’hui, de toutes façons, le meilleur second choix.

 

 
 

 

 

 

8°) Question :             Votre slogan vise-t-il  en particulier certaines catégories sociales ?

 

 

 

 

 

Réponse : Toutes les catégories sociales sont visées, mais certaines le sont davantage :

 

 

*       Les personnages publics : célébrités du sport ou du spectacle auxquelles beaucoup s’identifient. Voir un acteur rouler en Mercedes, donnerait envie à tous ses jeunes admirateurs de rouler en Mercedes. Alors essayons de les convaincre de rouler en Peugeot, Renault ou Citroën.

 

 

*       Les classes aisées : pour la même raison, et aussi parce que leurs achats pèsent lourd dans l’économie nationale. Enfin parce que le pays leur a donné davantage, ils doivent donner davantage au pays.

 

 

*       Les chômeurs : raison évidente. Ils devraient soutenir notre action.

 

 

*       Les retraités aussi (et futurs retraités, c’est-à-dire tous) : si l’économie va mal les retraites diminueront !

 

 

*       Les immigrés : ils ont un devoir envers le pays qui les accueille. En soutenant notre action, ils manifesteraient leur désir d’intégration.

 

 

*       Les jeunes : c’est eux pour qui l’évolution de l’économie comptera le plus.

 

 
 

 

 

 

9°) Question :              Comment acheter Français alors que de vastes domaines ne sont pas couverts par la production française ?

 

 

 

 

 

Réponse : C'est un problème très grave : une politique économique et industrielle inefficace en France depuis de nombreuses années et une mondialisation mal maîtrisée par l'Union Européenne ont conduit à la disparition de nombreux pans de notre industrie.
Le fait d'acheter Français combat cette tendance catastrophique. Le meilleur exemple en est l'automobile française qui subit de graves difficultés : l'effort civique des français permettrait d'augmenter les chiffres d'affaires, donc les marges, les possibilités d'investissement et in fine la performance de la production nationale : il s'agit d'un cercle vertueux si les consommateurs se mobilisent . Mais ce cercle vertueux peut devenir le cercle vicieux opposé si les consommateurs délaissent la production française : dans un tel cas, la France ne serait pas à l'abri de ce qui s'est passé il y a une dizaine d'années en Grande Bretagne, la disparition de l'industrie automobile. Evidemment cette évolution dépend aussi pour une grande part de la politique économique et de la performance des constructeurs.

 

 
 
 
10°) Question :               De nombreux articles du commerce ne mentionnent pas leur origine de fabrication : comment appliquer alors votre recommandation ?
 
Réponse :  une manière simple de déterminer l'origine d'un produit est de se référer à son code-barre ( classification EAN) : les produits français commencent par 300 à 379 .
 
 

 

11°) Question :                 Ne roulez-vous pas pour un parti politique ?

 

 

Réponse : Je roule pour le pays, et m'adresse à tous ceux, sensibles à son économie, et aux problèmes qui en découlent, sans distinction de parti ou d’idéologie. Je suis opposé aux extrêmismes et à la xénophobie. Mais je considére que la guerre économique dans laquelle nous vivons justifie une action civique et solidaire vigoureuse.